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Meljac dans le monde

Aveyronnais d’origine, André BOUSQUET quitte sa région pour créer sa société d’installations électriques à Paris. A l’ère du tout plastique, il ne trouve pas d’appareillages électriques assez beaux pour apporter une jolie touche finale à ses projets. En 1995, il décide de fabriquer ses propres interrupteurs et prises de courant haut-de-gamme en laiton en créant MELJAC au sein de la capitale, dont il est devenu amoureux inconditionnel, et baptise son entreprise du nom de son village natal.

Inspiré par l’art de vivre des années 30, il marie fonctionnalité et esthétique, et s’appuie pour cela sur la qualité du savoir-faire traditionnel français qui lui tient à cœur. D’année en année, le succès que rencontrent ses modèles en France et à l’étranger lui permettent d’investir dans des technologies de pointe et de maîtriser toutes les étapes de fabrication. Pour cela, il rachète un atelier de traitement de surface et fait construire une usine sur mesure.

En 2015, il s’entoure d’un Directeur Général pour gérer la croissance, élargir le rayonnement de MELJAC à l’international et assurer sa pérennité. Pendant quatre ans d’étroite collaboration avec Jean-Michel LAGARDE, il lui transmet son amour du produit et l’envie de continuer l’histoire, avant de décéder prématurément. La passion d’André BOUSQUET et ses valeurs humaines restent encore au cœur de l’entreprise. La marque est aujourd’hui vendue dans 60 pays et s’appuie sur un réseau de revendeurs agréés.

Il faut toujours une intuition, une étincelle, un regard différent sur le monde pour que naisse quelque chose d'unique. Meljac est le fruit de cette vision. Celle d'André Bousquet. Un homme qui ne s'est jamais résigné à la banalité et qui, par sa curiosité et son goût du détail, a fait d'un simple interrupteur un objet d'exception.

L'histoire commence bien avant la naissance de l'entreprise. Electricien de métier, André Bousquet devient un pionnier quand, aux détours de ses chantiers prestigieux, une demande anodine fuse : « Surtout pas d'interrupteurs blancs en plastique ! Je souhaite quelque chose de plus raffiné, chromé ». Un déclic. Le regard d'André Bousquet va au-delà de l'utile, il entrevoit une matière à sculpter, un ancrage visuel dans l'espace, un élément qui dialoguerait avec l'architecture. De fil en aiguille, l'idée germe soutenue par sa témérité et par son épouse Florence Bousquet, cofondatrice, tous deux réunis par le monde de l'éclairage. Puis par la présence de Jean-Michel Lagarde, directeur général depuis 2015. « Au départ, la forme était hybride, confectionnée à l'aide d'un serrurier, mais déjà avec cette géométrie rectangulaire si singulière, à l'heure où les interrupteurs ne s'exprimaient qu'à travers des dimensions carrées, confie Florence Bousquet. Avant que sa vision ne s'étoffe au gré des rencontres. C'était l'une de ses forces, son indéfectible optimisme. Il croyait dur comme fer à ce rêve. Je le vois encore avec sa plaque de bois sur laquelle étaient fixés ses premiers interrupteurs. Il l'emmenait partout de peur qu'on lui vole l'idée ! ». Meljac voit le jour en janvier 1995, au 11 rue Bargue, à Paris à seulement deux pas du showroom actuel, dans un petit atelier situé au sous-sol d'un immeuble appartenant à la Fondation Rothschild.

Pourquoi cette appellation ? En hommage à son berceau natal, sis entre Rodez et Albi. L'article de La Dépêche diffusé en 1997, « Meljac va éclairer le monde », témoigne : « Quand André Bousquet, électricien de génie, a donné à son entreprise le nom de Meljac, il s'est moins soucié d'histoire et de sémantique que d'affectif et d'esthétique : "Meljac, c'est facile à prononcer et à retenir. Ça sonne bien. Et puis c'est le village où je suis né et où réside toute ma famille" ».
Les pieds bien ancrés dans ses racines, la tête dans la création, cet avant-gardiste investit chaque parcelle de son énergie dans ce développement. À ses côtés, Claude Taragon, le père de Frédéric, actuel responsable de la recherche et du développement.

En 1997, ils structurent un atelier autour de l'usinage et de l'assemblage des premières plaques métalliques, à Ivry-sur-Seine. Leur approche est empirique : tester, ajuster, recommencer, perfectionner.

Dès les prémices, il impose une exigence sans concession : des matériaux nobles, un savoir-faire artisanal, une perfection ciselée, un made in France. Les partenaires, aujourd'hui historiques, répondent présents, contribuant dès la première heure à inscrire la marque dans une quête d'intemporalité. « C'était quelqu'un de très social, qui avait un don pour croiser les talents, leur faire part de ses idées et les emmener dans son univers. Il savait s'entourer, communiquer son énergie, avec cette volonté d'aller toujours plus loin. André, c'était ça : un instinct, une obsession des choses bien faites.
Rien ne devait être laissé au hasard, poursuit Florence Bousquet. Il prenait à cœur tout ce qu’il faisait tant professionnellement que personnellement. Et surtout, sa devise était de toujours transformer le négatif en positif ». Une qualité et un tempérament rares à l'origine d'un tournant décisif et d'une conséquence inattendue pour Meljac, lors de la tempête qui a traversé la France en 1999. L'atelier ivryen est endommagé par la chute d'un arbre. Là où certains voient des vents contraires, André Bousquet décèle l'opportunité d'agrandir l'infrastructure, avec la création d'une extension. Un nouvel élan redéfinissant les contours de la marque et sa capacité à s'élever.

En parallèle, André Bousquet cherche, dessine, affine. Ses mains tracent des lignes qui refusent l'approximation. Il observe les textures, imagine le toucher, anticipe la lumière qui glissera sur le métal. Puis vient l'évidence, le 13 avril 2000, le dessin prend forme à la pulsation d'un clavier éveillé par le chef de projet d'Apem, la société française à l'origine des mécanismes. La « Goutte d'eau ». Un levier singulier, une silhouette fluide et élégante inspirée des années 1930 qui allait devenir iconique. « Ce n'était plus un simple interrupteur, confie Florence. C'était un objet qui existait par lui-même. Une présence ». Un modèle iconique, beaucoup imité, jamais égalé, qui rayonne encore et toujours dans les intérieurs du monde entier.

Avec cet œil aiguisé tourné vers l'avenir, le fondateur absorbe dans son geste précurseur les savoir-faire, et notamment l'atelier de traitement de surface, en 2009. Ce rachat répond à une volonté d'internaliser la maîtrise totale des finitions, garantissant ainsi une qualité irréprochable et une réactivité accrue. Un véritable laboratoire d'expertise, où chaque pièce est soigneusement traitée pour révéler la beauté du matériau. Le laiton massif est poli, brossé, vieilli ou patiné, selon des procédés éprouvés et adaptés aux exigences des clients. L'électrolyse et d'autres traitements spécifiques permettent d'obtenir des teintes d'une richesse inégalée, du bronze profond au nickel satiné, en passant par des finitions personnalisées. Ainsi, chaque création puise dans cette démarche artisanale d'excellence et d'innovation.

Les appareillages novateurs se diversifient - interrupteurs, prises de courant, sonnettes, lampes à poser, multiprises, liseuses, habillages de thermostats, de systèmes domotiques ... - et aimantent naturellement les architectes, les architectes d'intérieur, les professionnels hôteliers aussi bien que les particuliers. Pour ce faire, l'atelier de fabrication doit suivre cette expansion. En 2005, un premier déménagement à Orly permet à Meljac de structurer son approche industrielle tout en conservant son âme artisanale, avec la création d'un bureau d'études. Avant d'installer son pôle de production à Villeneuve-le-Roi, en 2010. Pensé pour épouser les usages de l'atelier, ce bâtiment reflète la vision à long terme de l'entreprise. Chaque espace est optimisé pour favoriser l'efficacité, la fluidité des opérations et le confort des artisans. Le cœur battant de Meljac. Là, où les valeurs du fondateur trouvent un écho d'une manière qui ne ressemble qu'à lui.

Mais une entreprise, pour durer, doit aussi savoir se projeter. En 2015, Jean-Michel Lagarde rejoint Meljac en qualité de directeur général. Issu du monde du luxe, il découvre chez André Bousquet un sens aigu du geste juste, une liberté créative, une exigence qui ne transige sur rien. « Nous partagions une même rigueur, mais dans des registres différents. Lui était dans l'intuition et la création, moi dans la structuration et l'ouverture », confie-t-il. Ce tandem singulier façonne une nouvelle étape dans l'histoire de Meljac. Sous son impulsion, l'entreprise renforce ses fondations, développe son pôle export, anticipe les évolutions du marché, tout en restant fidèle à sa ligne. Ni rupture ni virage brutal : une continuité fluide, façonnée dans la confiance. « André m'a transmis bien plus que la direction d'une entreprise. Il m'a transmis une manière de regarder le monde ». Ensemble, ils partagent quatre années de collaboration étroite.

En 2019, André Bousquet s'éteint. L'émotion est immense, à la mesure de l'empreinte qu'il laisse. Visionnaire, bâtisseur, il n'était pas seulement le créateur d'une entreprise : il en était l'âme vive, le trait d'union entre la main et la matière, entre l'idée et la forme. Sa disparition marque un tournant. Mais rien ne s'interrompt. Il avait su transmettre l'essentiel. À Florence Bousquet, cofondatrice et mémoire vive de l'aventure. Et à Jean-Michel Lagarde, avec qui il avait tissé une relation de confiance rare. Ils poursuivent le projet avec une fidélité inaltérée, en gardant le cap fixé par celui qui, un jour, avait simplement voulu réinventer un interrupteur. Pour qu'il soit beau, qu'il dure. Pour qu'il inspire.

Puisque, avant tout, le centre de gravité de la marque demeure l'humain au cœur de la conception, du façonnage, des projets et... des vendanges. Une belle métaphore pour évoquer ces périodes charnières où chacun récolte le fruit d'un long travail. Des instants où l'aboutissement vient couronner des semaines, parfois des mois, d'exigence, de constance et de précision. À ceci près, qu'en ce lieu, la métaphore n'en est pas une ! Longeant le centre d'usinage, de stockage, de logistique et le bureau d'études, 265 plants de vigne enracinent l'entreprise dans l'authenticité. À leurs pieds, du laiton gravé au nom des collaborateurs. « Pas un geste pour plaire ni pour embellir, souligne Florence Bousquet. Ce désir-là, profondément ancré, venait d'un attachement viscéral à la terre.
André Bousquet imaginait ses artisans observer l'évolution lente, patiente, de chaque sarment. La vigne, c'était sa promesse discrète, son rêve enraciné. Il savait déjà qu'un jour, les vendanges seraient une fête. Pas un événement marketing, une véritable célébration, à hauteur d'homme. Il parlait alors de la « Confrérie Meljac » avec un sourire en coin et des mots choisis pour faire rire. Il cultivait la fraternité, mais aussi le partage. L'argent de la récolte était reversé à la Croix-Rouge ».

Les projets s'épanouissent au fil de la croissance de l'entreprise. Parmi les premières réalisations emblématiques : le château de Versailles, où Meljac déploie toute l'ingéniosité de sa technicité. Et bien sûr, le Four Seasons George V ! Un défi de taille. Florence Bousquet s'en souvient avec émotion : « Les délais étaient très courts ! L'équipe a travaillé sans relâche pendant un week-end entier pour honorer la commande ! Le lundi matin, à 7 heures, c'était dans le coffre de la voiture, en route pour Paris. Cela témoigne tant de l'engagement des salariés pour cette entreprise ». Suivent le musée du Louvre, la Fondation Wilmotte en Italie, la Fondation Maeght à Saint-Paul-de-Vence ... Autant de lieux prestigieux, rejoints par des maisons de luxe telles que Boucheron, Cartier, Chanel ou Rolex. Puisqu'à peine deux ans après sa création, Meljac abolissait les frontières en mettant en place un département export, avec une offre pensée pour les spécificités des marchés étrangers, notamment dans le secteur hôtelier. Mais pas seulement ! Déjà en 2018, dans un article régional, André Bousquet égrenait le nom de ses clients célèbres avec une certaine fierté. Aujourd'hui, la marque éclaire de son expertise l'Europe, les États-Unis et le Moyen-Orient, et poursuit son rayonnement avec la même intensité, avec plus d'une centaine de collaborateurs. Ce livre retrace cette trajectoire singulière, gravée dans la matière, inscrite dans la durée, connectée aux lieux et habitée par tous ceux qui la font vivre, au jour le jour. Une aventure humaine et artisanale, toujours en mouvement.

André Bousquet avait pressenti que l'avenir de Meljac ne se jouerait pas uniquement en France. En 1997, alors que la jeune entreprise venait à peine de s'imposer sur la scène nationale, il crée un service export. Une démarche pionnière dans un secteur encore très ancré localement. Ce pari précoce a permis à la marque d'anticiper les attentes spécifiques et culturelles des marchés étrangers. L'appareillage endosse le rôle d'interprète entre les codes du design international et l'exigence tricolore. Avec cette intuition simple : le savoir-faire français a sa place partout où l'on cultive le goût du détail.

Depuis, Meljac ouvre son élégance manufacturière à de nouveaux horizons. Chaque pièce qui traverse les frontières emporte avec elle une part de son empreinte artisanale. Son nom circule dans les coulisses de l'hôtellerie étoilée, des chantiers résidentiels hors norme, de la promotion immobilière haut de gamme ou encore du yachting. Suisse, Italie, Russie, Liban : les perspectives s'ouvrent rapidement. Des villas en bord de lac aux palaces d'altitude, des penthouses new-yorkais aux palais orientaux, Meljac ouvre le champ des possibles. La maison conçoit des dispositifs adaptés, maîtrise les spécificités locales, les sensibilités esthétiques, traduit au diapason ses documentations techniques. Ce pragmatisme, allié à un style reconnaissable, séduit. La réputation se construit projet après projet, sans artifice, devenant polyglotte avec une facilité déconcertante. Cette reconnaissance repose sur des engagements forts : maintien de la production en France, certifications et labels exemplaires, participation à des délégations de prestige à l'instar de la « French Touch » en Corée du Sud, dans le cadre du 13oe anniversaire des relations diplomatiques France-Corée. Plus qu'un fabricant, Meljac se veut ambassadeur d'un art de vivre bleu-blanc-rouge, dans ce qu'il a de plus noble.

En 2018, Meljac franchit une étape décisive en ouvrant sa première filiale, Meljac North America, à Los Angeles. Trois collaborateurs suivent les chantiers, répondent aux demandes des architectes, assurent un suivi technique sur place. Un second point d'ancrage est installé à New York, au sein du showroom Par Excellence, aux côtés d'autres maisons françaises d'exception soigneusement sélectionnées. « Nous accompagnons les grandes enseignes commerciales et hôtelières dans leur déploiement international, en garantissant la même qualité sur tous leurs chantiers », confirme Ridwan Panchbhaya, responsable du développement international. À ce jour, l'entreprise est présente dans plus de soixante pays, rayonnant sur toute l'Europe jusqu'au Moyen-Orient. Des villes vibrantes comme Dubaï, Londres ou Hong Kong comptent désormais Meljac parmi leurs références les plus recherchées. Une poignée de distributeurs agréés et une multitude de revendeurs l'accompagnent sur le terrain, formés aux produits et garants d'un service aligné sur le niveau de précision de la marque.

Ce maillage a permis à Meljac de se positionner sur des réalisations d'envergure. À Venise, l'hôtel Danieli mêle histoire et raffinement dans une mise en scène subtile des appareillages. À Genève, les interrupteurs s'invitent dans les chambres du Mandarin Oriental, tandis que l'intercontinental a également choisi leur précision et leur finesse pour habiller ses espaces. À Marrakech, c'est le Royal Mansour qui leur a ouvert ses portes, palace iconique où chaque détail reflète l'art de recevoir. À Londres, dans les boutiques Cartier et Chanel, la discrétion élégante du laiton devient complice du décor. De Milan, Gucci a fait le choix du made in France. À Miami Beach, le Four Seasons Hotel et Surf Club Residences prolonge cette quête de luxe discret, tout comme le Proper Hotel à Santa Monica ou la boutique Berluti à Manhattan. Même Rolls-Royce a salué cette maîtrise en sélectionnant Meljac dans son ouvrage anniversaire célébrant les vingt ans de l'usine Goodwood, en 2023. Autant de lieux où il manquait moins qu'un objet : une réponse. Loin de toute logique d'expansion effrénée, Meljac poursuit une croissance ciblée, en lien avec ses principes fondateurs. Elle avance à son rythme, portée par l'identité même qui a forgé sa renommée. Ce que Meljac exporte, bien au-delà de ses interrupteurs, c'est une idée de l'intemporel.

Il existe des entreprises qui tracent leur chemin avec une précision de funambule, sans jamais perdre de vue leur fil d'or. Meljac est de cette trempe. Forte d'un héritage rare, d'une exigence fondatrice et d'un souffle visionnaire, la maison regarde le lendemain non comme une marche à gravir, mais comme une trajectoire à poursuivre. Non dans une logique d'expansion hâtive ou de conquête à tout prix, mais dans la continuité d'un geste, d'un savoir, d'une idée : celle de créer autrement.
Car innover ne signifie pas faire table rase. Chez Meljac, le futur s'élabore en écho à la main, à l'intuition, à la matière. Il s'écrit dans les marges du prévisible, à la croisée des talents et des disciplines, dans cette alchimie immuable entre haute technicité et sensibilité artisanale. L'avenir, ici, ne surgit pas par effet d'annonce. Il se lit dans cette attention portée à l'invisible. Cette vision affirmée se matérialise par un nouvel élan. À SaintThibault-des-Vignes, en 2026, avec la conception d'une unité de traitement de surface nouvelle génération. Trois fois plus vaste que l'actuel, ce site d'envergure accompagne l'essor de l'entreprise et absorbe l'afflux croissant de commandes. Ce nouvel écrin technique permet non seulement d'augmenter les capacités de production, mais aussi de raccourcir les délais de fabrication, tout en maintenant un contrôle rigoureux sur chaque finition. Il concentre tout le savoir-faire de l'artisan, et s'inscrit dans une logique environnementale exemplaire, « rejet zéro » !
Pour Florence Bousquet : « Notre futur est déjà contenu dans ce que nous avons construit. Ces valeurs-là ne seront jamais désuètes. Mais l'avenir, c'est aussi la surprise, l'élan. Fin 2025 marque une jolie collaboration avec le maître verrier Lalique - un projet ambitieux, à la croisée du design, de l'artisanat et de la haute fabrication. Une rencontre d'autant plus symbolique qu'elle fait écho à la première vie d'André Bousquet, électricien à l'œuvre sur l'éclairage de l'ancien siège social, rue Royale, à Paris ». Jean-Michel Lagarde poursuit : « En 2026, une autre étape se profile, avec le lancement d'une nouvelle génération de leviers et de boutons-poussoirs - une avancée technique majeure, conçue pour sublimer l'usage au quotidien, sans jamais dévier de notre exigence esthétique ». C'est dans cette approche que se loge la véritable ambition de l'entreprise. Ne jamais céder à la facilité. Refuser le spectaculaire pour lui préférer la cohérence. Dans un monde saturé d'images et d'objets éphémères, Meljac incarne une forme de résistance tranquille : celle de la pérennité, qui se transmet, qui révèle un art de vivre. Cela suppose de rester libre. De continuer à explorer des matériaux d'exception, à accepter les défis techniques, à former les nouvelles générations, à défendre une certaine idée du geste.

L’ouverture est aussi un moteur. Non celle d'une expansion tous azimuts, mais celle d'un dialogue assidu avec le monde. Meljac poursuivra sa route à l'international, en déclinant ses solutions sur mesure pour les architectes, designers et maîtres d'œuvre de tous horizons. Avec toujours cette même constance : celle d'un appareillage qui ne s'impose pas, mais qui s'accorde. Et toujours ces belles collaborations, témoins de cette capacité à penser autrement la création partagée : comme un échange de regards, une complicité et une confiance mutuelle, une mise en résonance des savoirs. De cultiver la rareté, d'affiner les outils, de multiplier les combinaisons possibles tout en préservant l'intégrité de son ADN. Dans cette optique, la maison poursuivra ses investissements stratégiques : machines spécifiques, recherche appliquée, design prospectif.
L’excellence, ici, ne relève pas d'un standard figé. Elle est vivante, mouvante, constamment remise sur l'établi. C'est cela, l'après. Un horizon fidèle à son origine. Où chaque pièce, chaque projet, chaque décision porte la trace de ce qui a précédé, et la promesse de ce qui vient. Une grammaire en perpétuelle extension, écrite à quatre mains : celles de l'artisan, de l'ingénieur, du designer et de l'usager. À l'heure où les lignes se brouillent entre industrie et création, entre technologie et émotion, Meljac affirme sa place : ni entre les deux ni au-dessus, mais à part.

Une maison indépendante, lucide, exigeante. Une institution qui sait que l'intemporel ne s'improvise pas. Il se cultive, avec constance. Il se renouvelle, avec humilité. Il se projette, surtout. Car rien n'est plus vivant que ce qui continue à se réinventer. « Nous continuons constamment d'avancer, d'investir, d'inventer, de nous ouvrir aussi bien à l'hôtellerie internationale qu'à l'artisanat d'art ou à des collaborations inattendues. D'être là où nous devons être : faire naître des appareillages pérennes, qui touchent, qui racontent quelque chose.
Toujours avec cette idée en tête : ne jamais perdre l'âme. C'est peut-être ça le plus dur, et le plus précieux. Ce que nous créons a du sens parce que nous le faisons avec soin, conviction, intégrité et avec le cœur », concluent Florence Bousquet et Jean-Michel Lagarde.

Trente ans, et pourtant, tout commence. Depuis les prémices, nous avons veillé à ne jamais nous éloigner de l'essentiel : le sens du détail, l'intuition du beau, la justesse d'un objet fait pour perdurer. Meljac est née d'un regard, d'une exigence, d'un refus de l'ordinaire. Et c'est cet élan que nous poursuivons. Conjuguer la main et l'esprit, la technique et la matière, l'innovation et l'humain. Chaque étape, chaque choix, chaque collaboration a nourri l'identité de cette maison. La qualité d'un geste répété avec passion. Une fidélité au savoir-faire, à la création, à ceux qui lui donnent forme.
À l'aube de cette nouvelle étape, je tiens à exprimer ma reconnaissance profonde à tous ceux qui, depuis trois décennies, accompagnent notre maison et nous font confiance. Les architectes, les architectes d'intérieur et décorateurs, les artisans, designers, fournisseurs, prescripteurs, partenaires engagés et commerciaux, les clients, les journalistes attentifs ...
Tous ceux qui partagent avec nous cette idée de l'excellence discrète. Je pense à nos équipes, à tous les collaborateurs qui œuvrent dans l'ombre et dans la lumière, avec engagement, avec rigueur, avec cœur. Sans eux, rien ne serait possible. Et, bien sûr, à André. À sa vision, à son audace, à cette énergie joyeuse qu'il a su transmettre. Il nous a légué bien plus qu'une entreprise. Il nous a transmis une manière d'appréhender le beau. Aujourd'hui, nous prolongeons cette empreinte avec la même exigence, la même liberté et, demain, bien plus encore ...

Hommage à André Bousquet (1951-2019)

Catalogue des produits MELJAC :  https://www.meljac.com/catalogues-3/

Source : « Levier d’inspiration, inspiration at a touch, Meljac », Trente ans d’excellence ©Editions Odyssée, 2025 pour l’édition.

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